L'Oeil du Xeul
"Nous vivons à une époque où le superflu est notre nécessité" O. Wilde
Qui êtes-vous ?
Alex Gaudin est Planneur Stratégique dans une agence de publicité. Après des études de sociologie sur les Sounds System Techno, part travailler en Afrique du Sud pendant un an, avant de revenir s'investir en France dans le domaine culturel, à travers l'organisation de concerts pour des artistes de jazz. Travaille également pendant dix ans au sein du Montreux Jazz Festival.
07 juillet 2009
03 juillet 2009
Artistes activistes du bricolage

Ils sont français et ils pratiquent l'art de la performance artistique au cœur des temples de la consommation que sont les grandes surfaces de bricolage, et pour ne pas les nommer, Leroy Merlin en particulier.
Prenant au pied de la lettre la vogue du DIY, ces activistes regroupés sous le nom d'Encastrable, débarquent donc dans un Leroy Merlin, et de façon discrète, détournent de leur usage premier des outillages pour les transformer en sculptures éphémères. A n'en pas douter au grand bonheur des chefs de rayon, qui comme chacun sait, sont souvent plus proches de l'art militaire que du dadaïsme.
Leur manifeste est le suivant: "Prendre d’assaut ces cornes d’abondances que sont les grandes surfaces, y réaliser des actions éphémères faites d’une certaine économie de moyens, y injecter clandestinement atelier et espace d’exposition… transformer le réseau des hypermarchés en structure de résidence artistique".
Bref, du bien bel ouvrage avec juste ce qu'il faut de dérision et de subversion!
Source: PSFK
28 juin 2009
Paper Girl
Des œuvres d'art sont collectées puis réparties en rouleaux qui seront gratuitement distribués à vélo dans les rues.
Un projet qui repose sur la libre participation, les principes de gratuité et de spontanéité et non moins important du don sans contre-partie.
Une initiative inspirante
Papergirl #3 from Papergirl on Vimeo.
26 juin 2009
24 juin 2009
Mots doux

Les petits mots d'amour c'est sympa, mais ça vaut pas les bons vieux mots rageurs laissés à l'attention de l'illustre inconnu qui a laissé suffisamment de poils dans la douche pour que Kojak en fasse une perruque!
Alors, pour se réjouir un peu ou beaucoup selon son envie, allez faire un tour sur passive-aggressive, le blog qui recense ces petites marques d'affection au quotidien.
22 juin 2009
Art légal
Face à l'implantation de panneaux d'affichage illégaux, il y a deux, non trois approches possibles.
Un, la méthode radicale, à la brésilienne: on supprime tous les panneaux d'affichage dans la ville et apparemment les habitants ne s'en portent pas plus mal.
Deuxième approche possible, à la française, sur un modèle de contestation administratif devant les tribunaux, qui il faut bien le dire, est sans doute efficace, mais pas d'un glamour absolu.
Enfin, troisième approche possible, à l'américaine: recenser les panneaux illégaux et demander à des artistes de se les approprier.
C'est le sens de l'opération "New York Street Advertising Takeover" lancée en avril dernier par Public Ad Campaign.
Plus de 120 panneaux ont été repeint en blanc et laissés à l'usage des artistes.
Une sélection est visible ici.
18 juin 2009
DJ à risques

Un DJ habitant Mossoul en Irak, et remixant vieux classiques musicaux occidentaux avec des prêches enflammés et les détonations des bombes et rafales de Kalach ? C'est possible et c'est DJ Foundation qui s'y colle.
16 juin 2009
Réseaux sociaux de crise

Dans un contexte de bouclage des événements à la presse internationale, la démultiplication des contenus accessibles via les réseaux sociaux sur la situation iranienne témoigne de la formidable capacité d’Internet à diffuser des informations.
L’ensemble des réseaux sociaux se voit investi pour diffuser du contenu, tant que l’accès global à Internet ne sera pas purement et simplement supprimé par le régime.
Page Flickr, Delicious, Tumblr, mais aussi et surtout Twitter (un article de l'Express revient aussi sur la question), qui joue un rôle central dans la diffusion d’infos à destination du reste du monde mais aussi de consignes à l’intention des manifestants.
En voici quelques extraits:
@twitter Twitter is currently our ONLY way to communicate overnight news in Iran, PLEASE do not take it down. #IranElection
unconfmd major incident at Azadi - shooting - fires - ppl running #Iranelection
we have info that tehran uni will be attacked tonight - have contact inside - says uni blocked #Iranelection
everybody try to film as much as poss today on mobiles - v\imptnt - these are eyes of world #Iranelection
wear black and avoid clashes with plain cloths - #Iranelection
Au point que Twitter a décidé de reporter une mise à jour du système qui aurait entraîné une interruption de service.
Nul ne sait quelle sera la prochaine décision du régime face à la contestation, mais le volume de contenus accessible témoigne aisément de l'ampleur de la révolte.
LED durable

Depuis un an, à Pékin près du stade olympique, est visible un projet réconciliant technologies et environnement au service de la création artistique.
Dénommé GreenPix et développé sous la houlette de l'architecte Simone Giostra, le dispositif consiste en un immense mur composé de panneaux photovoltaïques qui absorbent la lumière du jour, et alimentent à la nuit tombée un réseau de LED qui sert à visualiser différents projets d'art vidéo.
Un projet auto-suffisant en énergie au service d'une vision artistique qui se déploie dans l'espace public.
11 juin 2009
Course à l'emploi

Que fait un gars bossant à Dubaï et qui se retrouve au chômage ? Il part au Pôle Emploi ?
Que nenni, il crée un club de sport pour chômeurs, afin de rester en forme et de se soutenir collectivement.
C'est le Bad Times Bootcamp!
09 juin 2009
Cui cui urbain

Stweet, c'est un mash-up de Twitter et de Google Street View, avec pour principe de découvrir en temps réel à l'écran l'environnement dans lequel a été émis un tweet géolocalisé.
Une initiative artistique de We Love the Net qui vise à démocratiser et détourner les usages premiers d'outils comme Google Street View et Twitter.
La ville devient ainsi un immense terrain de jeu interactif et en temps réel.
Et pour les amateurs de visualisation, un beau recueil d'initiatives ici.
Source: Read write web
05 juin 2009
Vuitton en sous-sol

Vuitton s'encanaille.
A Tokyo plus précisément, où il vient d'ouvrir un magasin temporaire nommé Louis Vuitton Underground.
Les produits sont mis en scène dans un univers d'entrepôt chic, entre Fenwick et caisses d'emballage. le tout servi avec suffisamment de scotch signalétique pour ne pas s'y perdre.
Une approche dépouillée qui devrait enthousiasmer les fans japonais de la marque, même si on peut s'interroger sur la cohérence de la démarche avec le territoire de la marque de luxe.
Source: PSFK
04 juin 2009
03 juin 2009
02 juin 2009
Product Displacement

Tout le monde connait le product placement, mais connaissez vous le Product Displacement ?
C'est une stratégie utilisée dans deux types de situation: lorsque un producteur ou studio ne souhaite pas offrir de publicité/visibilité gratuite à une marque mais doit quand même pour les besoins du scénario utiliser ledit produit. Deuxième cas de figure, une marque refuse qu'un de ses produits ou logos apparaisse dans un contenu audiovisuel.
Dans ces deux cas de figures, on fait donc du Product Displacement: on crée un nom de marque et un logo proches du vrai produit mais suffisamment éloigné pour éviter les problèmes juridiques. Ou alors on masque de façon numérique le logo non souhaité.
Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, la spécialiste est ici.
Et sur le product placement en général, cette galerie regorge d'exemples.
29 mai 2009
Malbouffe Inc
Une plongée dans l'énorme machine de guerre qui produit une alimentation de masse à l'origine on peut le dire d'un certain nombre de dommages collatéraux.
Le trailer du film est visible ci-dessous.
Ce qui est intéressant, c'est de constater que ce film est soutenu par Stonyfield Farm, "petite" marque laitière bio US, rachetée depuis par Danone et développé en France sous la marque Les deux vaches.
Le site de Stonyfield affiche en homepage son soutien au film, en revendiquant le fait que la nourriture biologique peut être un début de réponse aux problèmes que crée l'alimentation industrielle: risques sanitaires, exploitation des petits fermiers, traitement des animaux...
Un parti-pris en harmonie avec une marque qui s'est développé non pas en faisant de la publicité mais en établissant un dialogue avec ses consommateurs via des blogs thématiques et une utilisation maligne des packs pour exprimer ses valeurs.
25 mai 2009
Donner à voir l'immensément grand

Aaron Koblin est un artiste de la visualisation de données complexes.
Dans le petit film ci-dessous, il a travaillé à la mise en forme du trafic aérien quotidien aux Etats-Unis.
20 mai 2009
L'opticien pubard
13 mai 2009
11 mai 2009
Quand un anthropoloque se penche sur Nike+

Grant McCracken, anthropologue tenant un blog souvent perspicace, a livré dans un de ses derniers billets son point de vue sur Nike+, le dispositif destiné aux joggers qui permet de tenir un journal de bord online de son activité.
Partant du constat que Nike+ n'est ni plus ni moins qu'un réseau social, Grant pointe du doigt deux faiblesses de l'outil.
Premièrement, Nike+ se place uniquement dans une logique de compétition vis-à-vis des autres coureurs. Il est possible de comparer ses performances,mais il n'est pas possible d'associer son capital de points à celui d'autres coureurs, pour former des collectifs de coureurs par affinités, qui pourraient alors courir contre d'autres groupes de coureurs. Bref, Nike+ autorise un seul type d'interaction entre les coureurs: chacun pour soi.
Deuxièmement, Nike+ ne permet pas d'utiliser son réseau pour rencontrer des coureurs partageant des centres d'intérêts communs.
Et McCracken de se demander si cette approche purement sportive de la communauté ne s'explique pas par l'ADN de la marque et ses méthodes de travail, centrées sur la valeur compétition ?
Il serait intéressant de savoir ce que Nike pense du point de vue de McCracken et de ses propositions pour enrichir leur réseau social de dimensions qui ne soient pas uniquement fondées sur la dimension sportive de la pratique, mais aussi sur des aspects culturels et sociaux ?
07 mai 2009
Atchoum !

Kleenex est vraiment têtu. Dans la ligne de mire de Greenpeace depuis quelque temps pour sa politique d'exploitation des ressources arboricoles, le fabricant de mouchoirs n'a apparemment pas changé sa stratégie industrielle.
Du coup, à chaque fois que Kleenex lance une belle campagne pour expliquer combien il est cool de s'y moucher, ces gredins de Greenpeace contre-attaquent en mettant en ligne une parodie critique de la campagne.
Bref, ce jeu du chat et de la souris peut durer longtemps.
Cela semble assez étonnant de constater que Kleenex ne répond pas clairement auprès du grand public aux attaques dont il fait l'objet.
Et préfère créer des campagnes d'image assez déconnectées des attentes d'individus sur les items de responsabilité environnementale des entreprises.
Sur le site de Kleenex, l'onglet consacré aux "Brand sustainability efforts" livre un malheureux paragraphe d'engagements pieux.
Et pour les amateurs, prière de se rendre sur le site du groupe, Kimberley Clark. Où les courageux pourront se plonger dans le rapport consacré au sujet.
Mais quel contenu propose la marque au grand public pour répondre aux accusations, fondées ou non de Greenpeace ?
05 mai 2009
Le luxe austère, un retour aux fondamentaux?

Une étude récente prédit une baisse du marché du luxe de 10% en 2009.
Le marché du luxe a subi de profondes transformations ces dernières décennies.
Historiquement réservé à une petite classe d'ultra-riches, le luxe s'est progressivement transformé en appellation fourre-tout capable de proposer des produits à la vaste classe moyenne.
Une démocratisation qui s'est accompagnée d'une valorisation exacerbée de la marque et du logo, parfois au détriment de la qualité et du savoir-faire.
Cette tendance répondait à un besoin des consommateurs de s'emparer de produits riches en signes distinctifs et valorisants. Le logo a progressivement supplanté la qualité, faisant ainsi office de label de luxe. C'était la génération Parce que je le vaux bien...alors pourquoi pas moi...si l'autre, etc.
Mais aujourd'hui, c'est la crise!
Et la crise change considérablement les habitudes d'achats et donc les achats de produits dits de luxe.
Acheter des produits de luxe n'est plus en odeur de sainteté: on se cache online pour visiter les boutiques des grandes marques, on troque sa Rolex contre une breloque moins voyante, on hésite à afficher, tant bien même on en a encore les moyens, les signes extérieurs communs de la richesse.
Car les riches, ma bonne dame, en tant de crise, ils sont quand même un peu responsables!
Le luxe est devenu honteux.
Le luxe se cache désormais. Trop d'étalage clinquant de richesses nouvellement acquises (ces fameux nouveaux riches qui oublient vite qu'ils étaient d'anciens pauvres la veille), trop de craintes vis-à-vis de la situation économique.
Lagerfeld, qui n'est pas le dernier à savoir anticiper les tendances, nous parle ainsi de "new modesty".
Face à l'exhibitionnisme galopant des dernières années, les créateurs reviennent à plus de retenue, de modestie, et donc bien souvent de bon goût.
La sur-consommation à outrance, le gaspillage ne sont plus de mise.
A preuve, cette récente initiative de Fendi. A l'occasion du salon de Milan, Fendi présente en partenariat avec Design Miami , Craft Punk, une initiative qui vise à revaloriser le savoir-faire artisanal, socle essentiel des vraies marques de luxe.
L'idée est parti de la remarque d'un visiteur des ateliers Fendi à Florence, qui s'étonnait de la quantité importante de chutes de matérieux nobles, cuirs, métaux, qui étaient jetés faute d'utilité dans le processus de fabrication des pièces.
A partir de ce constat s'est élaboré Craft PUnk: créer un espace qui propose à une sélection de jeunes désigners de s'emparer de ces chutes pour en faire de nouveaux objets ou oeuvre d'art, en s'appuaynt sur l'expertise unique de 10 artisans de Fendi.
Une démarche intelligente, qui revient aux sources des métiers du luxe: l'assemblage de la créativité et de la contrainte au service de pièces uniques, porteuses de valeurs pérennes.
Plus d'infos ici
04 mai 2009
30 avril 2009
Bécassine Bachelot !
Alors que l'OMS vient d'annoncer que le système d'alerte sur la grippe porcine passe au niveau 5, qui veut concrètement dire "Préparez vous à l'éventualité d'une putain de pandémie mondiale!", il est toujours bon de se remémorer les récents et lénifiants propos de nos chères autorités sanitaires et politiques.
La France est considérée comme «l'un des pays les mieux préparés» en cas de pandémie, nous rassure Roselyne et Fillon, martial, affirme "La France est sans doute l'un des pays les mieux armés au monde parce que nous avons préparé avec beaucoup de sérieux les risques de grippe aviaire et que nous avons donc à la fois des infrastructures et des stocks de matériel qui nous permettent de faire face à une éventuelle épidémie".
Si ce n'est pas une spécificité française, cela y ressemble fortement.
Nuage radioactif, ondes électromagnétiques ou grippe porcine, le message est toujours le même: dormez tranquille braves gens, tout va bien.
C'est quand même fou! Alors que les cas infectieux et les mesures de précaution se multiplient partout dans le monde, la France, superbe, par la Voix de son maître, reste admirable de sang froid.
N'existe-t-il donc pas un juste milieu entre discours panique et méthode Coué ?
Pourquoi nos chers dirigeants se sentent-ils obligés de nous expliquer que tout vabien ?
Souvenez-vous des discours rassurants sur la crise économique, à l'été dernier qui nous expliquaient que la France serait à peine concernée...
A trop vouloir nous prendre pour des oies blanches, nos dirigeants donnent l'impression de vouloir nous gaver de fortes et rassurantes paroles visant sans doute à nous transformer en foie gras, de porc!
28 avril 2009
Qu'un seul objet vous manque...

Martin Hampton a réalisé il y a un an un documentaire autour d’individus entretenant des rapports aux objets oscillant entre passion et pathologie.
On y découvre des individus dont l’espace vital est submergé d’objets : appareils électroniques détenus en multiples exemplaires, livres, emballages plastiques et papiers qui s’accumulent par centaines, voire produits habituellement jetés, tels que flacons vides, rouleaux de PQ usagés et autres cotons démaquillants.
Filmé à la fois avec empathie et distance, le documentaire nous renvoie à nos propres rapports aux objets.
Qu’est-ce qui est indispensable, qu’est-ce qui ne l’est pas ?
Dans un monde où paradoxalement l’abondance entraîne des envies de vide et de frugalité, ces objets qui nous entourent, dont nous arrivons ou pas à nous séparer, que l’on préserve précieusement en en attendant une éventuelle utilité, ces objets nous renvoient à nos mécanismes profonds de fonctionnement et de rapport à la vie ou à la mort.
Je me suis retrouvé par exemple dans cet homme du début de reportage, qui d’une façon presque maniaque, recense l’ensemble de ses livres, films sur des listings informatiques. Me renvoyant à mes propres tentatives de lister les quelques centaines de disques vinyls et non moins centaines de CD. Pour quelles raisons et quelles attentes ? Envie de pouvoir présenter à ses amis un document où ils pourront faire leur choix, à l’instar d’une bibliothèque ? Besoin de se rassurer, de mettre en chiffres et colonnes une masse de contenus avant tout immatériels, artistiques ? Ou encore posture flatteuse visant à mettre en forme structurée et visible la diversité des styles musicaux et de leurs interprètes accessible ?
Pareil pour ces objets que l’on trouve, dans la rue ou ailleurs, et qui auront forcément une utilité, un rôle à jouer, dans une vie future…Et qui prennent la poussière gentiment, occupant un espace restreint par nature.
C’est le talent de ce documentaire que de nous montrer, derrière ces comportements confinant aux obsessions pathologiques, tout ce qui se joue psychologiquement. Toute cette charge et décharge émotionnelle que l’on transfère sur ces objets, insignifiants pour certains et éléments structurants du quotidien pour d’autres.
Qu'en pensez vous ?
POSSESSED from Martin Hampton on Vimeo.
A voir de préférence en HD et full écran.
24 avril 2009
iCoq

Dans la série des applis iPhone brandées, quelques unes ont une utilité ou sont amusantes, la plupart ne se révèlent intéressantes que le temps de les installer. Pacifico, marque de bière, propose à son tout une appli, qui réussit à concilier utilité et amusement: quel détenteur d'iPhone n'a jamais révé de se fairer réveiller au son du coq ? Eh bien c'est désormais possible grâce à El Gallo de Pacifico!
A télécharger ici.
23 avril 2009
Graffvertising ? Pas encore possible.
Graffiti FAIL from Michael Mandiberg on Vimeo.
En même temps, ce n'est pas complètement nouveau comme réaction.
22 avril 2009
Faire la queue, ça ne s'improvise pas!

Don Norman, professeur émérite de science cognitive à San Diego, et accessoirement premier Architect of User Experience chez Apple, a fait en avril 2008 une conférence pour promouvoir son dernier bouquin "The Design of future things".
Un blog propose la retranscription écrite de la conférence. C'est un peu long mais aborde souvent avec humour des thèmes très intéressants.
Comme par exemple celui de l'utilité des queues. Oui les queues, les fameuses queues que l'on peut aussi bien rencontrer voir expérimenter à la Poste, lors d'un concert ou une expo, ou encore dans le cadre d'un lancement de produit soigneusement orchestré autour d'une stratégie de raréfaction, voir de pénurie...
Chez Disney aussi, la queue fait partie de l'expérience même du divertissement proposé.
Et vous pensez bien que chez Disney, où pas grand chose n'est laissé au hasard, la queue joue un rôle stratégique.
Pour vous la faire simple, le principe est le suivant: Disney managers have long understood the pressures of waiting time vs. revenue. Faced with the fact that every minute spent waiting in line is a minute that the customer is not generating revenue, they have continuously attempted to optimize revenue by balancing between the costs of capacity and the costs of not having adequate capacity to serve customers as they attempt to enjoy the service experience. A brief chronological listing of their revenue maximizing steps as chronicled by Dickson et al (2005) follows." Source
Alors pour tout savoir savoir sur les queues ou encore pourquoi l'iPod n'est pas un simple appareil mais un système de base de données, allez lire les réflexions de Don Norman.
Tea Time!
20 avril 2009
Lire Ballard

L'écrivain James Graham Ballard est donc décédé ce dimanche à Londres.
Ces dernières années, non content de découvrir ses écrits passés, j'éprouvais toujours une certaine joie à l'annonce de la parution d'un nouvel ouvrage du bonhomme. Je me disais toujours: encore un de plus à découvrir de son vivant, avant que la mort ne le rattrape et ne m'oblige à me plonger enfin dans la volumineuse réédition de ses nouvelles.
Ballard pour moi, a été la découverte d'un certain genre littéraire, la science fiction, que je ne connais que trop peu.
Une science-fiction qui avait le délice de la réalité.
Avec Ballard, pas besoin d'embarquer sur des planètes lointaines pour découvrir ce que nous réserve l'avenir!
Il suffit de se rendre avec lui au supermarché du coin (Que notre règne arrive) ou de se retrouver entre gens de bonne compagnie vivant en non moins bonne compagnie (Sauvagerie) pour découvrir ce qui vient dérégler notre quotidien.
Par petites touches, par remarques d'apparence sibylline, Ballard savait décrypter l'angoisse existentielle qui bien souvent affleure de nos existences bien réglées.
Frénésie consumériste et endoctrinement sectaire, privatisation sécuritaire et dislocation des structures familiales, charmes de la copropriété et stratégies de différenciation sociale...
En partant du banal quotidien, à merveille Ballard savait rendre lisible ce qui nous guette et nous menace, si l'on ne prend pas garde à préserver une certaine lucidité.
Et pour les amateurs de Ballardises, plein de choses à lire ici.
16 avril 2009
15 avril 2009
Potager à l'américaine

Detroit, incarnation de l'industrie automobile américaine, est à son image devenue une ville en piteux état. Plus de photos ici pour les amateurs.
Profondément marqué par un maillage industriel décati, Detroit offre le visage d'une vaste zone industrielle à l'abandon, le témoignage d'un âge d'or industriel qui ne se renouvellera pas.
Mais nous sommes en Amérique, où l'état d'esprit n'est pas à se lamenter et à s'interroger sur la pertinence de conserver sous forme de musée ces vestiges industriels du passé.
Hantz Group, une société de services financiers, projette donc de transformer Detroit en vaste ferme urbaine!
Tous les terrains inutilisés, délaissés ou accueillants des usines fermées se verraient reconvertis en terrains agricoles ayant pour vocation la culture de fruits et légumes.
Une approche intéressante à plus d'un titre.
Ce projet pourrait permettre de revaloriser et développer une alimentation plus saine.
Sur un plan économique et écologique, c'est aussi une façon d'amener en quelque sorte la campagne à la ville, et de réduire ainsi les coûts liés au transport et leur impact écologique.
Affaire à suivre




