L'Oeil du Xeul

"Nous vivons à une époque où le superflu est notre nécessité" O. Wilde

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Nom : LeXeul
Lieu : Paris, France

Alex Gaudin est Planneur Stratégique dans une agence de publicité. Après des études de sociologie sur les Sounds System Techno, part travailler en Afrique du Sud pendant un an, avant de revenir s'investir en France dans le domaine culturel, à travers l'organisation de concerts pour des artistes de jazz. Travaille également pendant dix ans au sein du Montreux Jazz Festival.

20 novembre 2009

Quand la main justifie la fin




















Ah le beau débat ! Alors le foot, ce ne serait que ça : pas vu, pas pris ?
Face à face, deux camps s’affrontent : ligue de la vertu contre ligue du pragmatisme.
Et si le plus gênant n’était pas que la main d’Henry soit volontaire (ce qui laisse peu de doute au vu de l’action) mais plutôt ce qui se cache derrière ce vrai-faux débat sur le fair-play du football.
Car finalement, cette main, que nous dit-elle ?
Elle rappelle à chacun ce qu’est le football moderne, l’incarnation d’un modèle de management qui repose sur le culte de l’efficacité et du retour sur investissement.
Le footballeur moderne est un produit financier, qui offre les mêmes caractéristiques de mobilité et de volatilité.
Individualiste par essence, le footballeur moderne n’a pas d’états d’âme, ou alors si – comme le récent suicide d’un gardien allemand en témoigne – celui de la peur de perdre.
Et pour ne pas perdre un match - ou une part de marché si on préfère, tous les moyens sont bons.
C’est la morale de l’histoire, confirmée par notre président : « C'était dans la douleur mais l'essentiel est là : la France est qualifiée ».

19 novembre 2009

Créatif ou plagiat ?

Voici le visuel d'une récente campagne italienne de sensibilisation aux abus sexuels sur enfants



















Et voici une photo d'un travail réalisé par le photographe Philippe Toledano



Et si c'était ça la différence entre un créatif publicitaire et un artiste ?

16 novembre 2009

Le DD vu par un enfant de 4 ans.














Mon fils de 4 ans et demi vendredi soir devant Thalassa.
"Tu sais papa, ils ont dit à la TV, que le soleil il chauffe, il chauffe très très fort. Et la mer, elle va monter, monter, monter. Et après, la mer, elle avance, avance, avance. Et après, ils ont dit, la terre, elle est recouverte par la mer. Dis, c'est vrai papa ?".

13 novembre 2009

Hortefeux ou l’indignité nationale




















Ainsi l’ami Brice s’engage sur un pacte de « tranquillité nationale ». Et d’ajouter qu’ « il y aura autant de lois que de problèmes à régler » et qu’il « n’hésitera pas à porter plainte quand les forces de l’ordre sont accusées à tort ».
Le meilleur ami de trente ans du président, meilleure des recommandations possibles et faisant œuvre de certificat de compétence, semble au quotidien s’exercer dans un concours de cours de récré avec son ami Besson.
C’est à celui qui ira plus loin, plus vite, plus fort dans la bêtise, la démagogie poujadiste, la posture revancharde de celui qui prétend défendre les faibles et les opprimés.
Qu’est-ce donc que la « tranquillité nationale » ?
Hortefeux nous répond par l’ambition de garantir « une vie paisible et tranquille à tous les honnêtes gens, quels qu’ils soient et où qu’ils soient, dans nos quartiers et nos campagnes ».
Dormez tranquilles braves gens, l’ami de la vidéosurveillance érigée en panoptique socialement inefficace, sera à vos côtés pour prodiguer de la tranquillité au quotidien.
Tranquille comme à Montauban où il faut péniblement un mois à la police pour enfin se préoccuper d’interpeller les suspects crétins racistes et connus de tous, auteurs d’une bastonnade en règle.
Tranquille comme peuvent l’être ceux qui bénéficient d’une impunité de fait au quotidien, régulièrement dénoncée par Amnesty International.
Tranquille enfin comme l’ami Brice pour qui l’absence de port de cravate semble l’autoriser à régulièrement déraper verbalement, comme encore à Seignosse cet été.
Et si c’était l’intranquillité qui pouvait nous sauver, à l’instar du titre du livre de Fernando Pessoa, « le livre de l’intranquillité » ?
En voici un extrait : “Il chantait, d’une voix très douce, une chanson venue d’un pays lointain. La musique nous rendait familiers les mots inconnus. Cela évoquait le fado pour notre âme, mais ce chant ne lui ressemblait en rien.
La chanson disait, d’après ses phrases voilées et sa mélodie si humaine, des choses qui se trouvent dans l’âme de chacun de nous et que personne ne connaît. Il chantait dans une sorte de somnolence, ignorant du regard les auditeurs, perdu dans une petite extase de coin de rue.
Les gens attroupés l’écoutaient sans moquerie apparente. La chanson appartenait à tout le monde, et les mots quelquefois nous parlaient, secret oriental de quelque race perdue. On n’entendait rien des bruits de la ville, qu’on entendait pourtant, et les carrioles passaient si près que l’une d’elle frôla un pan de ma veste. Mais, si je la sentis, je ne l’entendis pas. Il y avait une intensité dans le chant de l’inconnu qui venait caresser ce qui rêve en nous, ou tente de rêver sans y parvenir. C’était un fait divers de la rue, et nous avons tous aperçu l’agent de police qui venait de tourner lentement au coin de la rue. Il s’est approché avec la même lenteur, et est demeuré immobile derrière le petit vendeur de parapluies, comme s’il apercevait quelque chose. A ce moment, le chanteur s’est arrêté. Personne n’a rien dit. Alors l’agent est intervenu.

06 novembre 2009

Une campagne qui ne manque pas de sel



L’Inpes a lancé début novembre une nouvelle campagne de communication qui vise à alerter les consommateurs sur le fait que de nombreux aliments, bien souvent transformés, contiennent du gras, du sucre ou du sel, sans que cela aille de soi. Des aliments salés contiennent plein de sucre et inversement, sans parler du gras qui se cache bien souvent dans l’allégé…

Une campagne qui répond à des enjeux de santé publique fondamentaux, puisque par exemple l’abus de sel développe de graves problèmes d’hypertension et donc des risques d’AVC.

A titre d’info, la quantité de sel nécessaire à une bonne santé est de l’ordre de 0.5g. par jour alors qu’un individu lambda vivant dans un pays industrialisé et dégustant donc de la nourriture elle aussi industrielle, consomme environ 10g par jour…

Du coup, une question tout conne se pose : mais pourquoi donc les industriels de l’agroalimentaire déversent-ils autant de sel dans leurs produits (fromage, céréales, biscuits, lait en poudre, boissons, chocolat…) ?

La réponse est simple, ce n’est qu’une affaire de gros sous. Le sel retient l’eau, et de ce fait permet d’augmenter sensiblement le poids des aliments (en gros, vous achetez une portion l’eau salée à la place du produit).

De plus, mais c’est un autre sujet, les grands groupes pharmaceutiques sont ravis de cette situation, les médicaments contre la tension étant un business juteux…

Et c’est là que l’histoire dans l’histoire commence.

Le Canard Enchaîné de cette semaine revient sur cette campagne en révélant que le SNPTV (syndicat national des régies publicitaires des chaînes TV) a adressé un courrier au Ministère de la Santé pour l’informer de l’intention des chaînes de télé de boycotter la diffusion des trois films. Relayant ainsi le point de vue des entreprises agroalimentaires et de leur lobby, l’Ania. Une démarche doublée d’une lettre du directeur général de l’alimentation au Ministère de l’Agriculture à l’intention de la directrice de l’Inpes, pour s’élever contre les spots jugés « anxiogènes, confusants et très attaquables sur le plan du respect de la concurrence, puisqu’ils jettent l’opprobre sur quelques produits : ketchup, céréales du petit déjeuner et barres chocolatées ».

Au final, l’opération de lobbying a échoué par crainte de fuites dans la presse. A ce jour, seul le Canard s’est donc fait l’écho de cette histoire.

Et nos grandes marques agroalimentaires de continuer d’invoquer la confiance des consommateurs dans leurs produits toujours plus sains.

Une histoire qui repose les limites du discours de la transparence et de la responsabilité des entreprises.

Qu’en pensez-vous ?

03 novembre 2009

Miles from India



Hier soir, j'étais invité par un ami à la Cité de la Musique pour assister à un concert donné dans le cadre de l'exposition (que je ne peux que vous inviter à aller voir) We Want Miles.
A l'entrée de la Cité, un chapeau caractéristique attira mon regard: c'était bien Marcus Miller.
Bassiste émérite quoique pas forcément celui qui me fait le plus frissonner, Marcus Miller s'illustra au début des années 80 sur quelques albums de Miles Davis, dont le fameux titre Jean Pierre sur l'album We want Miles.
Bref, un bassiste reconnu et sans doute l'un des plus connu du grand public (du moins amateur de jazz).
Seul, presque incognito, sans cour ni fan club, body guard ou attachée de presse affairée, voir l'inévitable bande de potes. Tous les attributs des fausses célébrités qui se rassurent de leur talent par l'importance de leur entourage.
Il se trouva qu'à l'intérieur de la salle, nous nous retrouvâmes assis un rang devant Miller, toujours seul et aussi cool que peut l'être un gars qui n'a plus grand chose à prouver.
La discussion s'engagea naturellement avec lui sur des souvenirs de concerts à Montreux et rapidement, on en vint à évoquer le concert de Jack DeJohnette, qui la veille avait réédité son hommage à Jack Johnson. La première chose qu'avait remarqué Miller était que le guitariste de DeJohnette jouait sur une guitare fretless à double manche. Et de conclure pour saluer la difficulté de l'exercice qu'habituellement "even the animals run away" à l'écoute d'un guitariste fretless!
Ne restait plus qu'à passer à l'exercice de l'autographe sur une vieille photo de Miller et le concert commença.
Une rythmique articulée autour de deux batteries dont Ndugu Chancler, vieux routier des années fusion jazz seventies et de Darryl Jones à la basse. Deux claviers dont l'un adepte de vieux Mini Moog. Nicholas Payton à la trompette ainsi qu'un saxophoniste indien. Et au centre, quatre musiciens indiens, flûte, mandoline, tabla, kanjira -petit tambourin à l'étendue sonore extraordinaire et mridangam (tambour en forme de tonneau).
Et situation amusante au final, se retrouver assis à côté de Marcus Miller et écouter le morceau Jean Pierre avec Darryl Jones à la basse!

15 octobre 2009

T'as pas un rein ?




















Donner. Difficile de donner en temps de crise, me direz-vous.
Et d'ailleurs les études l'attestent, du moins au Québec, et il n'y a pas de raison que les Français soient plus généreux que les Québécois.

Mais le don ne se réduit pas à des espèces trébuchantes ou du temps accordé bénévolement.
Non, le don peut venir de soi, du plus profond de soi, de soi-même.
C'est alors le don d'une partie de soi, qu'on soit encore soi-même ou déjà refroidi, qui permet à l'autre, à celui qui est dans le besoin, dans l'attente, dans l'urgence, d'espérer à son tour.
Espérer recevoir ce qui n'est pas ou plus vital pour l'autre, mais le devient pour soi.

Donner de soi pour que l'autre puisse redevenir ce qu'il était, un être humain, comme vous et moi.
Le 17 octobre, c'est la journée mondiale du don d'organes.
Alors, parlez-en.

14 octobre 2009

Lutter contre la faim






J'ai eu récemment à travailler sur le montage de deux opérations pour ACF.
La première consistait à développer une campagne de collecte de titres restaurant au profit d'ACF.
L'enjeu était de rendre naturel et légitime le don d'un titre restaurant au profit d'une association travaillant dans le domaine de l'aide alimentaire. Partant du constat que le titre restaurant est un acquis social résultant de luttes syndicales et sociales, la stratégie consistait à présenter comme naturel la transformation de cet acquis en geste de solidarité à l'égard de ceux qui n'ont rien à manger. Le dispositif, baptisé "Je déj Je donne", principalement relayé en B2B, vit aussi à travers un site web.
Deuxième opération, dans le cadre de la Journée mondiale de l'alimentation. Il s'agissait de proposer un dispositif événementiel à même d'intéresser les médias pour les sensibiliser au problème de la faim. A travers un un dispositif participatif, ludique et non culpabilisant. A été proposé l'installation d'une bâche géante sur la place du Palais Royal, où figurait le mot Faim en lettres composées de portraits d'individus. Le principe consistait à demander aux passants de se faire tirer le portrait par Abbas, photographe de l'agence Magnum, avant d'aller le coller sur la bâche et de faire disparaître progressivement le mot Faim. Un dispositif qui visait à souligner la force collective d'actions individuelles. Une façon de lutter contre la résignation que chacun peut éprouver à son niveau face à ces enjeux. Opération remplie en trois heures ce matin.

Action contre la Faim - Journée mondiale de l'alimentation from Avis de Tempête on Vimeo.

08 octobre 2009

Parlez dans l'hygiaphone
















Comment faciliter l'accès à Internet de populations vivants dans des régions où l'électricité ne fait pas partie du contrat de base ?
C'est à ce type de défi que répond une société californienne à but non lucratif, avec l'invention d'un dispositif dont la simplicité fait la force.
Un simple boitier, muni d'un bouton vert, permet d'entrer en contact avec un opérateur. Celui-ci, dispose d'un ordinateur connecté à Internet et apporte des réponses orales à toutes les questions posées par les villageois.
Il est aussi possible de contacter par mobile (plus répandu) les opérateurs.
Installé pour l'instant dans certains états Indiens et en Ouganda, le système permet ainsi d'obtenir facilement des informations, non pas sur la dernière toilette de Paris H, mais sur le prix des denrées agricoles ou encore les prévisions météo.
Un système simple, gratuit, robuste qui facilite l'accès collectif de populations pauvres et rurales à Internet.

30 septembre 2009

Yahoo! vs Google



Le lancement quasi simultané de la nouvelle campagne (à 100 millions de dollars) de marque de Yahoo! et la mise en ligne pour 100 000 testeurs de la nouvelle interface Google Wave, est intéressant à plus d'un titre.
Yahoo!, pour illustrer sa nouvelle signature, Yahoo! it's You!, a mis en ligne une vidéo certes plutôt bien foutue, mais qui présente deux défauts.
Et d'un, le film est charmant mais très peu attribuable à la marque. Ce pourraît être une belle campagne corporate, pour au choix, une banque, une assurance, une marque de cosmétique...
Et de deux, ce film est très éloigné de l'univers Yahoo!, en l'occurence d'un point de vue usager, l'ordinateur.
Face à Yahoo!, Google lance donc son Google Wave et c'est un raz de marée immédiat: un million de personnes cherchent déséspéremment une invitation à béta-tester, plus d'une centaine de groupes a été créé sur Facebook, et Twitter ne bruit quasiment que de ce lancement. Et pas une seule pub dans tout ça...Mais une façon de s'intégrer directement au coeur de l'environnement des utilisateurs et donc de déclencher des attentes fortes.
Deux approches radicalement différentes de susciter l'intérêt.

21 septembre 2009

Un peu de street art




















De passage au Palais de Tokyo ce we, je suis tombé sur cet travail de LaGoutte, adepte du "tape art".
Et juste à côté de mon travail, ce dessin de C25:


Et enfin, vu vers Le Marais il y a quinze jours:

04 septembre 2009

L'appétit du Monde pour le multimédia...



Décidément, Le Monde a du mal à comprendre les vertus du multimédia.
Dans l'édition datée du 4 septembre, un papier d'une page sur l'initiative d'une chercheuse américaine qui a confié à des mères de familles défavorisées un appareil photo pour témoigner de leur quotidien et de leurs difficultés à se nourrir décemment.
Intéressé par le sujet, j'essaye s'en savoir plus, trouvant étonnant qu'un site ne soit pas consacré à ce projet. Mais aucun lien ne figure dans l'article. Après deux trois clics, je tombe donc sur le site en question.
A minima, Le Monde aurait pu indiquer dans son édition papier le site en question. Mais aucune mention. J'essaye d'aller sur la version en ligne, me disant qu'ils l'auront au moins mentionné online. Mais là rien non plus. Bravo la complémentarité des supports!
A titre de comparaison, allez jeter un oeil sur le traitement en ligne de l'US Open par la BBC...
Bref, y'a encore du boulot au Monde avant de trouver la bonne complémentarité papier-web. Surtout si l'avenir de la presse est dans la formule payante online...

31 août 2009

Twitter ou le pet numérique



Et voilà, après cette douce torpeur estivale qui commençait à ramollir les méninges, il était plus que temps de reprendre une activité normale, et si possible en plus de 140 caractères.

Car oui, profitant de quelques moments de temps libre, malgré un été passé au travail, j’en ai profité pour me créer un profil Twitter. Pourquoi si tard ? Car je n’en voyais pas l’intérêt. Et puis, au début de l’été, passant en revue tous les sujets potentiels à traiter dans ce blog et confronté il faut le dire à une certaine flemme à reprendre la plume (c’est fou comme une saine habitude se perd vite…), je me suis dit : mais bien sûr, je vais créer un compte et balancerait à bon compte ce que je vois passer, hop vite fait bien fait, en 140 caractères, suivis par ceux que cela intéresse.

Une sorte de fil d’agence de presse en quelque sorte, plutôt que de laisser moisir sur Delicious mes pépites du jour.

Alors bien évidemment, il me fallu aussi sélectionner quelques sources à suivre de mon côté, oh pas beaucoup, une dizaine à ce jour.

Et c’est là que commença ce que je pourrais appeler le syndrome de la diarrhée lexicale, une sorte de flux ininterrompu de tweets, sur tout et n’importe quoi. Une volée de pets numériques, qui s’évaporent pour la plupart aussi rapidement qu’une mauvaise odeur. Le problème, en ce qui me concerne, n’est pas la qualité du contenu – je n’ai qu’à bien choisir ceux que je souhaite suivre – mais plutôt le principe même de sollicitation permanente. Tous ces tweets m’ont laissé une désagréable impression de passivité face à l’information. Je n’ose imaginer le résultat en se mettant à suivre plusieurs dizaines voir centaines de flux !

Bref, si Twitter m’est très utile comme canal de diffusion supplémentaire de ce que je souhaite partager, il encourage dans le même temps à une certaine paresse intellectuelle, à ne plus prendre le temps de rédiger quelques phrases ou mettre un sujet en perspective.

Ainsi, en ce qui me concerne, je me vois assez peu suiveur, trop de sollicitations en découlent.

Mais bref, assez parler de Twitter. Ah si, pour finir avec le sujet, ce dilemme : toutes ces petits événements, articles, vidéos, photos que j’ai vu passe pendant l’été, qu’en faire ? Un tweet par sujet, un long papier ou au contraire plein de petits papiers sur mon blog ?

Eh bien ce sera un long papier, oui mais classé quand même, du moins par supports.

Commençons par la photo.

Deux approches du sandwich pour se mettre en appétit : un premier blog dont le nom même m’évite d’en dire davantage : Skinny girls Big sandwiches. En attendant avec impatience le blog Fat Girls Little Sushis. Le second blog est davantage est dans une optique de travaux pratiques, ou comment transformer un sandwich en quelque chose de ludique, du moins pour les enfants (comme si on avait besoin de cela pour leur faire manger un sandwich !)

Toujours au rayon photo, cet étonnant reportage du photographe Danny Wills sur la villa abandonnée de Mike Tyson, rêve vulgaire d’une gloire qui s’est éteinte.

Sans transition, les amateurs (ou mateurs) de Black Metal norvégien pourront se laisser aller à des frayeurs à bon compte en partant à la découverte de quelques représentants de ce joyeux courant musical.

Moins risqué est le travail de Boey, qui récupère les gobelets de café pour en faire le support de ses dessins.

On peut aussi découvrir le travail de Luci et Amy qui s’emparent de tous les matériaux pour en faire des mots.

Passons aux vidéos, avec pour commencer une pub d’une fraîcheur toute matinale. Puis passons rapidement sur un hommage aux jeux vidéos old school que les moins de trente n’ont pu connaître (ou alors si mais dans une approche vintage…), le tout servi par une bande son joyeusement régressive.

Toujours dans le registre commémoratif, deux vidéos, la première revient sur 25 ans de graffitis sur métros, à travers le regard de la photographe Martha Cooper. La seconde promet ni plus ni moins qu’une rétrospective de 100 ans d’effets spéciaux.

Côté pub, quelques trouvailles. Commençons par une campagne maligne de Cadbury pour savoir si votre petit ami vaut plus qu’une tablette dudit chocolat. Et pour faire passer tout ce chocolat, rien de tel qu’une petite bière, offerte par Carling, qui nous propose ses Beer Decisions ! Ca continue avec quelques émotions sonores et olfactives offertes par The Foley Fartist… Et des émotions gourmandes qui tendent à prouver que ce n’est pas la chaussure qui fait l’apiculteur. Quoi d’autre ? Ah oui, une campagne choc en provenance d’Angleterre qui explique qu’il faut attendre d’avoir eu un accident avant de prévenir ses parents par SMS. Un peu pathos mais qui donne à réfléchir. Et pour finir, le travail artistique de Marco Brambilla sur notre belle civilisation. Quant à la tuerie vidéo de la semaine, je la réserve pour illustrer ce papier.

Ah, un peu de marketing, pour ceux que cela intéresse. Une longue présentation sur le Post Digital Marketing. Un papier d’une quarantaine de pages sur « Rebranding branding », tout un programme ! Et encore un papier sur la stratégie digitale de Nike. Pour ceux qui en ont marre de lire, une vidéo sur la « révolution » des médias sociaux avec Fat Boy Slim pour faire passer le tout. Ou encore une pres, pour ceux qui ne l’aurait pas encore compris, sur ce que sont les médias sociaux (et vous avez de la chance, c’est la V2).

Et on finit avec quelques bonnes idées. Fresh Jive, tout d’abord, qui continue ses fringues, mais sans logo ! James Reynold, qui lance une bonne idée de sensibilisation aux kilomètres alimentaires. Un blog qui passe en revue les initiatives liées à un design durable et habitable. Encore un blog, trouvé dans Libé, qui met en avant l’inépuisable capacité de débrouille de ceux qui ne se plaignent pas tout le temps. Paul Mc Crudden qui s’est tout simplement dit : et si je demandais à me faire payer pour le temps que je passe à proximité d’une marque ? Et pourquoi pas après tout ! Et si vous aussi, vous voulez transformer votre emploi du temps en camembert, ça se passe par .

Allez, plus que deux trois trucs. Revenons à Twitter, avec en un le Twitter Analyser, pour tout savoir de votre profil, suivants, suiveurs, etc… En deux, TweetDeck, qui se vend comme la meilleur appli desktop. Et en trois Jaiku, votre réseau twitter personnel ! Vite vite, que reste-t-il encore ? Personnas, j’ai pas bien tout compris, mais en gros, l’appli scanne votre identité numérique online et en propose une illustration en couleurs. Sans aucun intérêt mais donne l’impression de perdre son temps intelligemment.

Et pour finir, car le temps c’est de l’argent (enfin pas que…), la table Time Keeper, commandée par W+K London à Ico Design : entrez votre temps de réunion, matérialisé par des bandeaux lumineux qui disparaissent au fur et à mesure du temps passé. Et hop, c’est fini. J’adore !

Alors ce post, vous auriez préféré le voir débiter en une trentaine de tweets ? OU alors, j’aurais peut être du utiliser Woofer, le macro-blogging en 1400 caractères minimum !



Neurosonics Audiomedical Labs Inc. from Chris Cairns on Vimeo.



Plus d'infos ici

07 juillet 2009

Cool attitude














Paris, le 7 juin. Pause à l'Ambassade américaine. Plus de photos ici

03 juillet 2009

Artistes activistes du bricolage












Ils sont français et ils pratiquent l'art de la performance artistique au cœur des temples de la consommation que sont les grandes surfaces de bricolage, et pour ne pas les nommer, Leroy Merlin en particulier.
Prenant au pied de la lettre la vogue du DIY, ces activistes regroupés sous le nom d'Encastrable, débarquent donc dans un Leroy Merlin, et de façon discrète, détournent de leur usage premier des outillages pour les transformer en sculptures éphémères. A n'en pas douter au grand bonheur des chefs de rayon, qui comme chacun sait, sont souvent plus proches de l'art militaire que du dadaïsme.
Leur manifeste est le suivant: "Prendre d’assaut ces cornes d’abondances que sont les grandes surfaces, y réaliser des actions éphémères faites d’une certaine économie de moyens, y injecter clandestinement atelier et espace d’exposition… transformer le réseau des hypermarchés en structure de résidence artistique".
Bref, du bien bel ouvrage avec juste ce qu'il faut de dérision et de subversion!
Source: PSFK

28 juin 2009

Paper Girl

Depuis 2006 à Berlin vit un projet artistique original qui reprend le principe de distribution de journaux à la volée tel qu'il existait aux USA (avant la crise des journaux...).
Des œuvres d'art sont collectées puis réparties en rouleaux qui seront gratuitement distribués à vélo dans les rues.
Un projet qui repose sur la libre participation, les principes de gratuité et de spontanéité et non moins important du don sans contre-partie.
Une initiative inspirante

Papergirl #3 from Papergirl on Vimeo.

26 juin 2009

Funky nevroses RIP





24 juin 2009

Mots doux




















Les petits mots d'amour c'est sympa, mais ça vaut pas les bons vieux mots rageurs laissés à l'attention de l'illustre inconnu qui a laissé suffisamment de poils dans la douche pour que Kojak en fasse une perruque!
Alors, pour se réjouir un peu ou beaucoup selon son envie, allez faire un tour sur passive-aggressive, le blog qui recense ces petites marques d'affection au quotidien.

22 juin 2009

Art légal



Face à l'implantation de panneaux d'affichage illégaux, il y a deux, non trois approches possibles.
Un, la méthode radicale, à la brésilienne: on supprime tous les panneaux d'affichage dans la ville et apparemment les habitants ne s'en portent pas plus mal.
Deuxième approche possible, à la française, sur un modèle de contestation administratif devant les tribunaux, qui il faut bien le dire, est sans doute efficace, mais pas d'un glamour absolu.
Enfin, troisième approche possible, à l'américaine: recenser les panneaux illégaux et demander à des artistes de se les approprier.
C'est le sens de l'opération "New York Street Advertising Takeover" lancée en avril dernier par Public Ad Campaign.
Plus de 120 panneaux ont été repeint en blanc et laissés à l'usage des artistes.
Une sélection est visible ici.

18 juin 2009

DJ à risques
















Un DJ habitant Mossoul en Irak, et remixant vieux classiques musicaux occidentaux avec des prêches enflammés et les détonations des bombes et rafales de Kalach ? C'est possible et c'est DJ Foundation qui s'y colle.

16 juin 2009

Réseaux sociaux de crise


Dans un contexte de bouclage des événements à la presse internationale, la démultiplication des contenus accessibles via les réseaux sociaux sur la situation iranienne témoigne de la formidable capacité d’Internet à diffuser des informations.

L’ensemble des réseaux sociaux se voit investi pour diffuser du contenu, tant que l’accès global à Internet ne sera pas purement et simplement supprimé par le régime.

Page Flickr, Delicious, Tumblr, mais aussi et surtout Twitter (un article de l'Express revient aussi sur la question), qui joue un rôle central dans la diffusion d’infos à destination du reste du monde mais aussi de consignes à l’intention des manifestants.

En voici quelques extraits:

@twitter Twitter is currently our ONLY way to communicate overnight news in Iran, PLEASE do not take it down. #IranElection

unconfmd major incident at Azadi - shooting - fires - ppl running #Iranelection

we have info that tehran uni will be attacked tonight - have contact inside - says uni blocked #Iranelection

everybody try to film as much as poss today on mobiles - v\imptnt - these are eyes of world #Iranelection

wear black and avoid clashes with plain cloths - #Iranelection

Au point que Twitter a décidé de reporter une mise à jour du système qui aurait entraîné une interruption de service.

Nul ne sait quelle sera la prochaine décision du régime face à la contestation, mais le volume de contenus accessible témoigne aisément de l'ampleur de la révolte.


LED durable




















Depuis un an, à Pékin près du stade olympique, est visible un projet réconciliant technologies et environnement au service de la création artistique.
Dénommé GreenPix et développé sous la houlette de l'architecte Simone Giostra, le dispositif consiste en un immense mur composé de panneaux photovoltaïques qui absorbent la lumière du jour, et alimentent à la nuit tombée un réseau de LED qui sert à visualiser différents projets d'art vidéo.
Un projet auto-suffisant en énergie au service d'une vision artistique qui se déploie dans l'espace public.

11 juin 2009

Course à l'emploi




Que fait un gars bossant à Dubaï et qui se retrouve au chômage ? Il part au Pôle Emploi ?
Que nenni, il crée un club de sport pour chômeurs, afin de rester en forme et de se soutenir collectivement.
C'est le Bad Times Bootcamp!

09 juin 2009

Cui cui urbain














Stweet, c'est un mash-up de Twitter et de Google Street View, avec pour principe de découvrir en temps réel à l'écran l'environnement dans lequel a été émis un tweet géolocalisé.
Une initiative artistique de We Love the Net qui vise à démocratiser et détourner les usages premiers d'outils comme Google Street View et Twitter.
La ville devient ainsi un immense terrain de jeu interactif et en temps réel.
Et pour les amateurs de visualisation, un beau recueil d'initiatives ici.
Source: Read write web

05 juin 2009

Vuitton en sous-sol












Vuitton s'encanaille.
A Tokyo plus précisément, où il vient d'ouvrir un magasin temporaire nommé Louis Vuitton Underground.
Les produits sont mis en scène dans un univers d'entrepôt chic, entre Fenwick et caisses d'emballage. le tout servi avec suffisamment de scotch signalétique pour ne pas s'y perdre.
Une approche dépouillée qui devrait enthousiasmer les fans japonais de la marque, même si on peut s'interroger sur la cohérence de la démarche avec le territoire de la marque de luxe.
Source: PSFK

04 juin 2009

C'est du vécu !



Par V, paris

03 juin 2009

Vous avez les couilles d'être cadre chez un cigarettier ?

02 juin 2009

Product Displacement













Tout le monde connait le product placement, mais connaissez vous le Product Displacement ?
C'est une stratégie utilisée dans deux types de situation: lorsque un producteur ou studio ne souhaite pas offrir de publicité/visibilité gratuite à une marque mais doit quand même pour les besoins du scénario utiliser ledit produit. Deuxième cas de figure, une marque refuse qu'un de ses produits ou logos apparaisse dans un contenu audiovisuel.
Dans ces deux cas de figures, on fait donc du Product Displacement: on crée un nom de marque et un logo proches du vrai produit mais suffisamment éloigné pour éviter les problèmes juridiques. Ou alors on masque de façon numérique le logo non souhaité.
Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, la spécialiste est ici.
Et sur le product placement en général, cette galerie regorge d'exemples.

29 mai 2009

Malbouffe Inc

Cet été aux États-Unis sort un film, Food Inc, qui s'intéresse aux coulisses de l'agroalimentaire.
Une plongée dans l'énorme machine de guerre qui produit une alimentation de masse à l'origine on peut le dire d'un certain nombre de dommages collatéraux.
Le trailer du film est visible ci-dessous.
Ce qui est intéressant, c'est de constater que ce film est soutenu par Stonyfield Farm, "petite" marque laitière bio US, rachetée depuis par Danone et développé en France sous la marque Les deux vaches.
Le site de Stonyfield affiche en homepage son soutien au film, en revendiquant le fait que la nourriture biologique peut être un début de réponse aux problèmes que crée l'alimentation industrielle: risques sanitaires, exploitation des petits fermiers, traitement des animaux...
Un parti-pris en harmonie avec une marque qui s'est développé non pas en faisant de la publicité mais en établissant un dialogue avec ses consommateurs via des blogs thématiques et une utilisation maligne des packs pour exprimer ses valeurs.

25 mai 2009

Donner à voir l'immensément grand







Aaron Koblin est un artiste de la visualisation de données complexes.
Dans le petit film ci-dessous, il a travaillé à la mise en forme du trafic aérien quotidien aux Etats-Unis.

20 mai 2009

L'opticien pubard

Quand l'opticien anglais Specsavers veut faire de la publicité, il ne s'adresse pas à une agence de pub mais fait le boulot en interne. Et le résultat ne peut que les inciter à continuer de procéder de la sorte. La preuve en images: