L'Oeil du Xeul

"Nous vivons à une époque où le superflu est notre nécessité" O. Wilde

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Lieu : Paris, France

Alex Gaudin est Planneur Stratégique dans une agence de publicité. Après des études de sociologie sur les Sounds System Techno, part travailler en Afrique du Sud pendant un an, avant de revenir s'investir en France dans le domaine culturel, à travers l'organisation de concerts pour des artistes de jazz. Travaille également pendant dix ans au sein du Montreux Jazz Festival.

27 février 2009

LexeulNotes#08



Tiger Woods revient au golf...

25 février 2009

Touche pas à mon jus!















C'est une belle histoire à 35 millions de dollars.
La marque de jus de fruits Tropicana, appartenant au groupe Pepsico, s'est mis en tête il y a quelques mois de changer de packaging.
C'est l'agence de design Arnell, déjà en charge du relooking du logo Pepsi (processus visible ici: ça vaut le coup d'oeil pour comprendre pourquoi un relooking de logo peut coûter très cher...) qui a suscité moult débats, qui a été désignée pour réfléchir à un nouveau pack.
Après qu'une trentaine de personnes aient travaillé pendant cinq mois sur le projet, un nouveau pack est sorti, validé par la marque et protégé par plus d'une vingtaine de brevets et autres copyrights.
Une campagne de publicité d'un montant de 35 millions de dollars avait été budgétée pour promouvoir la nouvelle signature de la marque, Squeeze it's a natural.
Et patatras tout s'effondre!
Car une petite partie de consommateurs, pas les plus nombreux, mais les plus fidèles à la marque, se sont émus de ce nouveau pack, et l'ont trouvé indignes de leur marque favorite!
Alors ce petit noyau de consommateurs l'a fait savoir, par courrier, par email, par blogs et autres groupes Facebook. Comme chacun sait, un consommateur mécontent fait toujours plus d'effort pour le faire savoir qu'un conso content...
Au point d'inquiéter la marque, qui ne put que constater l'importance d'écouter ses fidèles consommateurs, et décida prudemment de sonner la retraite: décision a été prise de renoncer à ce nouveau packaging et de retourner à l'ancien.
Dans cette affaire, Tropicana se targue d'avoir su être à l'écoute de ses consommateurs. Qui sait, ils ont surtout peut être loupé l'occasion de lancer un sujet de conversation (grande marotte du moment) avec leurs consommateurs: changer ou pas le pack...
Un article du NY Times revient sur le sujet.
Allez, une très bonne pub pour conclure, en provenance de W+K, la suite de la saga Cravendale!


Et une deuxième pour la route

24 février 2009

L'angoisse de l'avatar

















Ce que vous écrivez en ligne, les photos que vous hébergez, les commentaires que vous laissez, toutes ces traces numériques constituent votre identité numérique, ou dit autrement votre double numérique. Quoique que vous fassiez, vous en êtes responsable. Ainsi, s'exprimer, se réfugier ou tout simplement passer du temps online, ce n'est pas quitter la vraie vie, mais prolonger en ligne les angoisses, états d'âme et autres joyeusetés que vous pouvez éprouver dans la vraie vie. La conscience de soi se ne dissipe pas en ligne, sauf à emprunter le costume du pseudonyme, du faux, de l'autre.
Ce constat pousse l'auteur de l'article suivant à en arriver à éprouver des remords. Non pas d'être en ligne, mais de ne pas répondre aux attentes de ses lecteurs, en ne postant pas de papier, en n'ayant pas de point de vue sur tel ou tel sujet. Donne-t-on trop pas assez. Quelles limites fixer ? On peut aussi lire un autre intéressant point de vue sur le sujet ici. Qu'en pensez vous ?

23 février 2009

Travailleurs














Belle série à voir ici

20 février 2009

Look at this Richard, just look at it !













Virgin Airlines a reçu dernièrement la lettre d'un client pas follement emballé par la qualité gastronomique des plats proposés à bord d'un vol Mumbaï Heathrow.
C'est plein d'humour et confirme que les consommateurs mécontents sont toujours ceux à considérer en priorité. A lire ici.

19 février 2009

Se tromper, la clé du succès




















Approche publicitaire intéressante de la part d'Honda, qui en temps de crise et alors que ses ventes ont baissé de 30% en décembre aux USA, lance un site sur l'importance de pouvoir se tromper. L'image du constructeur auto repose sur la stratégie "The power of dreams" mettant en avant l'Adn de la marque et de son fondateur comme facteur de réussite. Un succès lié à la capacité à croire que ce qui ne marche pas peut finir par marcher (voir Toyota et Prius sur le sujet).
Le site propose donc trois courts films de sept minutes, tournés comme des documentaires et avec une réelle qualité d'image, mettant en scène des salariés d'Honda évoquant leurs doutes, erreurs et satisfactions. Un bel exemple de communication, loin du traditionnel 30 secondes.
Ci-dessous, l'un d'entre eux.

18 février 2009

C'est aussi la crise des déchets




















Aux USA, la baisse de consommation des ménages suite à la crise a un effet immédiat sur le volume de déchets ménagers. Sur les 6 derniers mois, Puente Hills Landfill, l’une des plus grandes décharges américaines située en Californie, a vu le volume en tonnes de déchets décroître de 30%. On pourrait y voir ainsi un bon aspect de la crise, mais cette baisse des volumes de déchets a aussi un impact négatif sur la filière de recyclage : la baisse des prix des matières premières comme le plastique, le verre ou le papier réduit d’autant l’intérêt financier du recyclage…Bref, c'est pas si simple.
Un papier du LA Times sur le sujet

17 février 2009

Terre promise ?














On entend souvent parler des clandestins qui essayent de rallier l'Europe, risquant leur vie en remettant leur destin à des passeurs sans scrupules pour traverser le détroit de Gibraltar. Mais il est moins courant de pouvoir se confronter visuellement à cette réalité. C'est ce que propose le toujours très bon Boston Big Picture.

16 février 2009

La vie quantifiée














Par visualisation, on entend la capacité à utiliser des logiciels qui permettent de rendre compréhensible des données complexes ou nombreuses, par leur mise en forme visuelle.
Cette approche a de nombreuses applications, que ce soit pour matérialiser des flux humains ou d'objets (comme le propose Paul Virilio dans l'expo actuelle à la Fondation Cartier, à travers une projection des flux migratoires à venir à l'échelle mondiale), ou encore pour donner corps à la banalité de nos actes quotidiens, ceux que l'on oublie par force de répétition.
On trouve ainsi des représentations émotionnelles de villes, qui reflètent les sentiments d'individus à des endroits précis de la ville.
Un américain, Feltron Eight, designer graphique (il faut quand même des prédispositions...) publie depuis 2005 un rapport annuel qui passe en revue les aspects les plus triviaux de son quotidien: transports, repas, musique écoutée, musées visités, livres lus, première glace de l'été, nombre d'emails envoyés...Tout y passe.
On se sent par moment proche d'une démarche à la Perec.
La grande différence réside dans le processus de visualisation sous formes de graphes et cartes de l'ensemble de ces données.
C'est obsessionel mais je trouve la démarche suffisament intriguante pour être attirant.
Pour les amateurs, il existe même des logiciels permettant de mettre son quotidien en chiffres, cartes, cammenberts et autres tableaux.
On peut aussi commander le rapport annuel de Feltron. Je me tâte...
Un papier du WSJ revient également sur le sujet

11 février 2009

Rions un peu!

Responsabilité sociale des entreprises, jusqu'où ?



L'individu est de plus en plus partagé entre deux dimensions de proportions inégales qui coexistent en lui, une dimension consumériste et une dimension citoyenne.

A mon sens, la dimension consumériste a pris le dessus dans bien des cas sur la dimension citoyenne. Et pendant longtemps, il était de bon ton de dire que le bonheur était dans la consommation.
Car nous vivons dans un système libéral basé sur un mode de consommation de masse qui favorise la suprématie de cette dimension: des prix toujours plus bas, une offre exponentielle, des marques pour certaines aspirationnelles et enfin une sollicitation permanente par la communication.

Mais ce système entraîne mécaniquement un affaiblissement de notre dimension citoyenne qui suscite de nouvelles angoisses: quel est l'impact social et environnemental de notre mode de consommation; dans quelles conditions sont fabriqués les produits que nous consommons quotidiennement; finalement quelle Terre laissons nous à nos enfants et petits enfants ...
Le bonheur est de moins en moins dans la consommation.

Du coup, l'individu frustré par ce déséquilibre qui influe forcément sur son bien être, cherche à rééquilibrer ces deux dimensions qui coexistent en lui en réinjectant davantage de citoyenneté dans sa dimension consumériste.
Comment ? Par une exigence accrue vis-à-vis des marques, sommées d'apporter des preuves de leur responsabilité sociale et environnementale, mais aussi d'être plus transparents, d'opter pour des comportements responsables. C'est la fameuse consommation responsable

Ainsi, et c'est devenu le cri de cœur de tous les publicitaires, il est urgent de replacer le bien social et le sociétal au cœur de l'appareil industriel et productif des entreprises, et de le faire savoir par la communication (qui prend aujourd'hui des formes qui vont bien au-delà de la publicité). C'est de bonne guerre et les publicitaires sont payés pour cela.
Mais jusqu'à quel point cette démarche est-elle possible ou souhaitable ?
Car tout publicitaire que je sois, n'empêche pas de se poser des questions citoyennes.

Robert Reich, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton, a un avis sur la question, qu'il détaille dans son livre récemment traduit, SuperCapitalisme.

A la question de savoir si le concept de responsabilité sociale des ent">Quand les entreprises revendiquent une attitude socialement responsable, et quelles que soient les initiatives qu'elles mettent en place pour s'en réclamer, elles sont toujours motivées par un désir d'améliorer leur image. Cela ne rend pas pour autant leur action insignifiante. Une entreprise peut réellement investir des sommes très importantes dans l'énergie verte ou la lutte contre le sida. Mais ces actions peuvent tromper le public en laissant croire que les entreprises font déjà tout ce qui est nécessaire pour réduire ces maux et qu'il n'y a donc pas lieu de s'impliquer d'avantage. Le citoyen peut en effet estimer que les actions des pouvoirs publics contre le réchauffement de la planète ou les conséquences néfastes du sida ne sont donc pas nécessaires car redondants. Mais la réalité est tout autre : seuls les gouvernements et la coopération entre les gouvernements peuvent agir suffisamment à grande échelle pour apporter des réponses efficaces à ces fléaux."

Alors que penser ?
Il serait hypocrite de considérer que toute action d'entreprise à but "social" ne se réduit qu'à une posture d'image, mais inversement et comme le disait avec élégance le magnat Cornelius Vanderbilt "The public be damned"!

Alors, que doit faire l'État dans ce contexte ? N'est-ce effectivement pas à lui de fixer les règles du jeu capitaliste (bien qu'en déplaise à Dame Parisot) ?
N'est-ce pas à l'État de dire ce qu'il est possible de faire ou de ne pas faire et libre ensuite aux entreprises, dans ce cadre défini, de mener autant actions "sociales" qu'elles le souhaitent ?
Car à trop laisser les entreprises préempter le champ du bien public, non seulement on dévalorise le rôle de l'État en lui déniant ses responsabilités en ce domaine mais on se dupe aussi
sur la réelle capacité des entreprises à remplir ce rôle: ce n'est pas le but d'une entreprise dans un système capitaliste tel que nous le connaissons.
Des avis sur la question ?

10 février 2009

Un feu d'artifice trois étoiles!!!














CCTV, le futur siège de la télévision d'Etat Chinoise, a ce lundi organisé un feu d'artifice qui a ni plus ni moins mis le feu au luxueux Mandarin Hôtel, qui était en cours de finition. Une info soigneusement contrôlée par la Chine (trois mentions du sujet sur Google News). Vous en aviez entendu parler ?

source: http://www.chinasmack.com/pictures/beijing-cctv-building-on-fire-news-censored/#more-5069

En attendant la montée des eaux















C'est un papier trouvé sur Novethic et qui vient quelque peu détruire la touristique vision paradisiaque des Maldives.
Le tourisme aux Maldives, c'est 10 000 visiteurs par semaine, qui génèrent chacun 3.5 kg de déchets par jour. Allez, pour un séjour moyen de 6 jours, cela fait 21 kg tout rond. Multipliez par le nombre de visiteurs hebdomadaires, cela monte tout de suite à 210 000 kg. Soit sur un mois, le modique poids de 840 tonnes de déchets à traiter chaque mois. Car vous imaginez bien que le touriste, moyen ou pas, ne repart pas avec son rubbish bag en guise de souvenir...
C'est fou comme quand on parle des Maldives, moi le premier, on ne pense pas à ces choses là!
Alors, ces 840 tonnes mensuelles de déchets, que deviennent-elles ?
Manque de pot, aux Maldives, y'a pas de dispositif de traitement spécifique ou de recyclage des ordures. Tout ce qui métallique part vers l'Inde voisine, à raison de 175$ la tonne.
Et tout le reste ? L'île de Thilafushi, vous connaissez ? Comment, elle ne figure pas sur les plaquettes des tours-operators ? Et pour cause, elle fait office de décharge. Située à quelques kilomètres de la capitale, Malé, cette île de 7 km de long sur 200 de larges est peu à peu transformée en immense décharge à ciel ouvert, répandant dans les eaux du lagon les composants toxiques de nos déchets touristiques. Bonne plongée.

Flooded McDonald's from Superflex on Vimeo.

PLus d'info sur le projet ici

09 février 2009

e-Ménagère de moins de 50 ans




















L'un des programmes qui passe sur Current TV s'appelle Target Women, une vision souvent satirique et pas moins juste de la perception des femmes de la façon dont la publicité essaye de s'adresser à elles.
Sont ainsi passé en revue les publicités de bijoux, de voitures mais aussi de régimes ou de produits ménagers.
Bon c'est très américain et la voix de Sarah Haskins a parfois tendance à irriter les tympans mais au final c'est un bon exercice de groupes conso à peu de frais!

06 février 2009

Nouvelles fraîches du jour



  • Je vous parlais il y a quelques jours d'une étude faite en Angleterre qui pointait du doigt la complexité d'usage croissante des mobiles et le décalage entre le potentiel théorique d'un mobile et son utilisation réelle. Eh bien Orange UK sait être réactif et viens de poster sur son blog de tendances un papier invitant les utilisateurs de mobile à témoigner des difficultés d'utilisation qu'ils rencontre. Nul doute qu'Orange saura en tirer des enseignements en termes de services à ses abonnés.
  • Le 7 janvier dernier, j'évoquais la nouvelle campagne de pub d'Hyundaï aux USA, qui faisait la promesse tangible de reprendre sans frais tout véhicule acheté à crédit en cas de perte d'emploi. Un article de NY Times revient sur le sujet et constate que cette promesse innovante et tangible pour les consommateurs en période de crise, a eu des effets immédiats sur les ventes du constructeur: +14% en janvier. Alors c'est sûr, créativement la campagne n'ira pas à Cannes, mais stratégiquement parlant, elle est parfaite.
  • Enfin ce matin, vu dans Adage, j'apprends que Kellogg's ne reconduira pas son contrat avec le nageur Michael Phelps, champion olympique extra-terrestre. La raison ? Une photo qui circule sur le Net et dans les médias où on voit Phelps fumer un joint. Qu'est ce qui énerve le plus Kellogg's (champion des céréales grasses et sucrées à souhait): de voir son nom affiché avec celui d'un fumeur occasionnel de joints ou de constater qu'on peut être un brillant sportif et fumer un joint à l'occas ?
  • Et en prime et en visuel, les conseils de Monk au saxophoniste Steve Lacy!

LexeulNotes#07

05 février 2009

iVoiturage















L'iPhone a construit une partie de son succès sur son architecture permettant à tout un chacun de proposer des applications. Au public de décider ce qui fera le succès de l'une ou l'autre: certaines peuvent être très utiles, d'autres sont de simples passe-temps.
Mais aujourd'hui, et c'est une autre des grandes forces de l'iPhone, se développent des application qui abolissent la frontière entre online et offline. Internet est de moins en moins relié à un ordinateur et demain ne le sera plus du tout, ce sera comme l'électricité, immatériel et partout.
Mais revenons à l'iPhone et à une application riche de potentiel, découverte dans un papier du NY Times
Une société basée en Irelande, Avego, a développé une iApp qui permet de mettre en relation des conducteurs automobiles et des individus cherchant des places sur un trajet.
Ce n'est ni plus ni moins que le bon vieux système du covoiturage, mais avec davantage de souplesse.
Le conducteur se sert de l'iPhone pour enregistrer une fois en temps réel son trajet quotidien. Puis le trajet se voit automatiquement enrichi de points de rdv pour passagers.
Quant aux utilisateurs, et c'est une des forces du système, ils ne sont pas obligés d'avoir un iPhone.
Si c'est le cas, tant mieux, mais sinon, il est possible d'accéder aux véhicules disponibles à partir d'un ordinateur ou en envoyant un texto. La compagnie propose un forfait payant, dont une majeure partie va au conducteur participant.
La petite vidéo ci-dessous explique de façon assez pédagogique le principe.
Même si c'est un système qui nécessite un seuil minimum de conducteurs pour pouvoir être efficace, celà reste un bon exemple d'utilisation de technologies de communication au profit d'une approche plus raisonnable de l'automobile. Bon, c'est sûr, ça cadre pas vraiment avec les messages de prévention routière sur le bon usage du mobile au volant...
En France, la BNP a récemment mis en place un système de covoiturage pour ses salariés.
Quant à Jeff Jarvis, il voit l'avenir des constructeurs autos comme çà: " What if a car company became the leader in getting people around and it used others’ hardware: planes, trains, and automobiles? I tell your system where I need to go and you give me choices at various price points: Today, I can take the train for less. Tomorrow, I can drive because I’m running errands. The day after, I’ll carpool to save money. This weekend, I get a nice Mercedes to take my wife to dinner. Next week, I get a chauffeur-driven car to impress the clients. Along the way, I can pay for options: my entertainment synced in the car, wireless connectivity on the train, alerts to my iPhone, a navigation concierge who directs me around traffic jams. This is the new personal transportation company, a platform built on the old car company model."

04 février 2009

Le bidonville, avenir de la ville ?















C'est un projet initié par Magnum Photo et qui vise à faire prendre conscience d'un phénomène mondial dont on a du mal à percevoir les répercussions: une part croissante de l'humanité vit désormais dans des villes, ou plutôt des mégapoles de plusieurs millions d'habitants. 2008 a ainsi été l'année où pour la première fois autant de personnes dans le monde vivent à la campagne qu'en milieu urbain. Et parmi ces quelques 3.5 milliards de personnes vivant dans des villes, un bon milliard vit dans des bidonvilles. Un photographe norvégien de Magnum est parti à la découverte de quatre de ces mégapoles, Mumbay, Nairobi, Djakarta et Caracas. Un reportage multimédia qui donne à toucher du doigt la réalité quotidienne de ces habitants, tout en restant confortablement le doigt sur notre souris. Comme le dit si bien Forbes magazine avec cette franchise toute américaine: "Cities are the future of the world, and slums are the future of the city".

03 février 2009

Soldes Party chez Adidas














Intéressante opération d'Adidas à Berlin pour fêter ses soixante ans.
Le Concept Store de la marque a hébergé une soirée - sans doute pour Happy fews - qui se voulait un clone de la bonne vieille soirée en appartement: pas de bar mais servez vous en cuisine (avec sans doute une gestion quelque peu professionnelle du contenu du frigo...). Chose intéressante, la marque proposait d'acheter des paires de baskets à un prix spécial crise, 20€ la paire et trois paires max par personne. Au final, 2500 paires vendues. Ca fait pas forcément les bonus des actionnaires mais peut être le budget boissons de la soirée voire plus et laisse au final une image plutôt cool de la marque. Plus d'infos sur Today & Tomorrow.

02 février 2009

La campagne monte à la ville














Les angoisses alimentaires donnent parfois l’envie de retrouver un lien de proximité ou davantage de traçabilité (comme le dit cet horrible mot) avec son alimentation. Ce que je mange, c’est fait / produit / élevé / poussé où, comment et par qui ? Des questions qui peuvent sembler assez naturelles mais dont les réponses se trouvent rarement sur les emballages ou étiquettes de marchés.
Quand on habite à la campagne, c’est sûr, c’est tout de suite plus simple : avoir un potager ou connaître parmi son entourage quelqu’un en possédant un, permet de se fournir à bon compte en légumes. Idem pour la viande, œufs et laitages si on connaît quelqu’un.
Mais quand on habite en ville, c’est tout de suite plus compliqué
Prenons l’alimentation bio par exemple, il existe aujourd’hui plus types de circuits, du plus militant type Amap au plus consumériste, type Naturalia ou les rayons Bio de nos grands défenseurs du pouvoir d’achat. Entre les deux, se développe également une offre dite de « paniers », avec là encore un choix du plus frugale et imposé au plus large et roboratif. Question d’envie, de point de vue et de porte-monnaie.
Mais toutes ces solutions laissent un petit goût d’inachevé, car se réduisant bien souvent à une posture de consommateur passif, qui il faut bien le dire, n’est plus d’un attrait irrésistible.
Alors que voit-on surgir à l’horizon, comme alternative urbaine et de proximité ?
Eh bien le grand retour du jardin ouvrier, voir d’affermage ! Mais pas seulement.
Et les dernières initiatives en date sont majoritairement anglo-saxonnes.
Petit tour d’horizon des différentes initiatives.
  • On commence avec peut être le plus anecdotique, le guerilla-gardening. Il s’agit de s’emparer d’un terrain urbain en friche ou laissé à l’abandon, et d’y planter des fleurs, plantes afin de le transformer en jardin urbain libre. Pour les amateurs, le manuel du parfait guerrilla-gardener se trouve ici
  • Deuxième tendance, le food swapping. En provenance de Londres, il s’agit du bon vieux principe du troc, où chacun est convié à venir avec ses productions agricoles et à les échanger contre d’autres. Initié par Growing Communties, à Hackney, quartier militant s’il en est, ce mouvement se structure aussi autour de marchés paysans, potagers locaux, etc.
  • Autre initiative, en provenance des Etats-Unis, la cueillette sociale. Le principe, des producteurs permettent à des associations de récupérer les fruits et légumes qui ne seront pas commercialisés, afin de les donner à des associations d’aide alimentaire. L’idée étant d’éviter le gaspillage des produits.
  • Après, on trouve une deuxième grande famille d’initiatives, qui visent à rapprocher les urbains de la production agricole.
  • Toujours en Angleterre, une structure propose d’adopter une parcelle de terre. L’idée est de mettre en contact les personnes ayant du terrain mais ne s’en occupant pas forcément et ceux qui aimeraient développer un potager mais ne disposent pas de terrain.
  • Dans le même esprit, vient de se créer la structure Landshare.
Aux USA, des structures similaires existent également. Ici ou .
Et enfin, un bon blog pour se tenir au courant de tout ce mouvement de l’agriculture urbaine.