L'Oeil du Xeul

"Nous vivons à une époque où le superflu est notre nécessité" O. Wilde

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Lieu : Paris, France

Alex Gaudin est Planneur Stratégique dans une agence de publicité. Après des études de sociologie sur les Sounds System Techno, part travailler en Afrique du Sud pendant un an, avant de revenir s'investir en France dans le domaine culturel, à travers l'organisation de concerts pour des artistes de jazz. Travaille également pendant dix ans au sein du Montreux Jazz Festival.

13 février 2007

Musique !



Face au constat d'une publicité jugée banale et envahissante par plus de deux français sur trois, la musique reste un vecteur d'émotions fortement privilégié dans la production publicitaire.
Alors, voici deux exemples de pubs plus ou moins récentes où tout repose sur l'utilisation de la musique:



J'aime particulièrement cette pub pour le San Francisco Jazz Festival.
Au-delà du pur effet comique, l'efficacité du spot repose sur la stratégie d'inversion du lieu commun "dis moi ce que tu écoutes et je te dirais qui tu es" en "dis moi qui tu es et je te dirais ce que tu écoutes", pour en montrer les limites.
Ainsi, s'il fallait proposer une bande-son pour accompagner ces trois jeunes en décapotable, la convention voudrait qu'ils écoutent du rap. Manque de pot, ils écoutent du jazz.
Et si le rap résonne à la vue du jeune "pedestrian", c'est pour mieux réaffirmer la force des étiquettes sociales tout en soulignant leur fréquente inexactitude...

Deuxième exemple avec cette pub récente de Nike.



Là encore, l'efficacité de cette pub repose en grande partie sur la tension entre deux univers apparemment inconciliables: le basket-ball comme incarnation d'une certaine culture américaine face à un extrait du Requiem de Mozart, incarnation de la culture noble à l'européenne.
Réalisée par W+K, la pub met en scène les dernières secondes d'un match à travers une contre-attaque qui fait passer le score de 62-61 à 62-63. Ce qui est très fort, c'est la tension qui se crée entre d'une part la force émotionnelle de la musique qui donne toute son intensité à la scène et d'autre part le décalage profond entre le rythme lent et majestueux de la musique face à la rapidité de l'action sportive. Le tout étant superbement produit.

Voilà donc deux approches assez différentes de l'utilisation de musique mais qui ont pour point commun une efficacité renforcée.

2 commentaires:

Anonymous cedric a dit...

Billet très intéressant. Les videos sont très belles. J'aime vraiment l'humour de la première. Je trouve qu'il faudrait lacer un mouvement du genre : musique a fond et fenetres ouvertes en voiture, mais avec du classique ;-)

1:56 PM  
Anonymous alex a dit...

bonne idée, j'ai toujours rêvé de gros son de qualité sortant de voitures, du Herbie période headhunters ou un bon vieux Weather Report, car malheureusement la musique qui sort à haut volume des voitures est souvent une vraie merde!!

2:01 PM  

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