L'Oeil du Xeul

"Nous vivons à une époque où le superflu est notre nécessité" O. Wilde

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Lieu : Paris, France

Alex Gaudin est Planneur Stratégique dans une agence de publicité. Après des études de sociologie sur les Sounds System Techno, part travailler en Afrique du Sud pendant un an, avant de revenir s'investir en France dans le domaine culturel, à travers l'organisation de concerts pour des artistes de jazz. Travaille également pendant dix ans au sein du Montreux Jazz Festival.

03 mai 2007

Pause













Pause. Envies de pause et pauses d'envie.
La faute à ces belles journées ensoleillées ?
Là où les urbains s'émerveillent, les ruraux s'inquiètent de la sécheresse à venir, qui ne sera pas virtuelle, elle.
Le mois d'avril le plus chaud depuis 1950 nous dit Météo France.
Alors la faute à qui ?
Pas par faute de ne rien avoir à dire, au contraire.
C'est peut être un trop à dire qui n'arrive plus à s'épancher dans cet exercice quotidien d'écriture.
Faire court, aller à l'essentiel, être concis pour ne pas égarer le lecteur dans les méandres de la réflexion, pour ne pas le laisser s'échapper vers une concurrence lettrée où les bonnes plumes ne manquent pas.
Voilà des impératifs qui rendent l'exercice parfois frustrant.
Frustration de s'arrêter à la surface, de se fixer sur l'écume, alors que l'essentiel est souvent bien enfoui, difficile à mettre en lumière, à donner à toucher du doigt.
Envie d'aller vers d'autres formes d'écritures et de production multimédias.
Ne plus être soumis à cette tyrannie informationnelle sans fin, ce culte, cette course à l'échalote, une foulée sans fin au service d'une actualité pléthorique, qui s'auto-alimente et se nourrit des restes et déchets de l'actu de la veille.
Moins de clins d'oeils, de picorages, de zappings. Plus d'envies de recentrer les propos.
D'aller à l'essentiel pour ne pas succomber au futile.
Un futile qui fait office de palliatif à défaut d'engagements concrets.
Envie d'écrire des textes qui éclosent dans la longueur. Voire la langueur.
Envies de rencontres, de vraies, chaudes et humaines.
Pour ne pas croire qu'il faille absolument une SecondLife pour oublier et ne pas regretter tout ce qu'on n'arrive pas à faire dans sa FirstLife.
Mais si je n'écris pas en ligne, qui me lira ailleurs et comment ?
Questions sans trop d'importance pour l'instant.
Mais cependant, les lecteurs c'est important.
On peut écrire pour soi mais aussi pour les autres.
Ou du moins, pour que les autres y trouvent du bien ou du mal. C'est selon.
Alors pause, sans en faire un roman, et encore moins un épilogue.
Merci à vous et à très bientôt.
Alex

2 commentaires:

Anonymous Anonyme a dit...

Merci à toi surtout de nous avoir préparé un billet par jour, billet toujours pertinent, plein d'esprit et de sens. Dommage que l'un de nos blogs favoris se mette en veille et nous prive ainsi d'un petit plaisir dans notre lecture quotidienne. On espère, A trés bientôt (et puis on a un espoir: peut-être que les journées ensoleillées ne vont pas durer:)...)

7:32 AM  
Anonymous Anonyme a dit...

Merci à toi, Alex. Dans le brouhaha d'infos dans lequel on baigne, tes éclairages étaient particulièrement pertinents et donnaient véritablement à réfléchir. Mais peut-être as tu raison, pour toi, de faire une pause et de vouloir passer à autre chose. Je te regretterai.

8:11 AM  

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