L'Oeil du Xeul

"Nous vivons à une époque où le superflu est notre nécessité" O. Wilde

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Lieu : Paris, France

Alex Gaudin est Planneur Stratégique dans une agence de publicité. Après des études de sociologie sur les Sounds System Techno, part travailler en Afrique du Sud pendant un an, avant de revenir s'investir en France dans le domaine culturel, à travers l'organisation de concerts pour des artistes de jazz. Travaille également pendant dix ans au sein du Montreux Jazz Festival.

24 septembre 2007

Le Chlore déconne t-il ?



Alors que la polémique s’étend sur les effets réels ou supposés des pesticides utilisés aux Antilles dans le cadre de la culture de bananes, deux exemples intéressants pour illustrer la façon dont les citoyens peuvent s’intéresser aux problématiques environnementales et se les approprier par l’intermédiaire d’Internet.

Le premier site s’appelle Superfund365. Lancé le 1er septembre, le site propose chaque jour et ce pendant un an un focus sur un site naturel qui a été pollué par des activités industrielles ou militaires.
Le projet s’appuie sur le programme SuperFund, initié par l’Agence américaine de protection de l’environnement, et qui recense l’ensemble des sites (environ 1300) situés aux USA et actifs en termes de pollution.
Superfund 365 a choisi ses sites parmi les 1300 recensés en s’appuyant sur une nomenclature des 365 sites les plus dangereux pour l’homme.
Le projet est initié par Brooke Singer, un artiste activiste qui travaille sur les médias numériques.
Chaque page consacrée à un site témoigne d’un travail graphique de grande qualité et de la volonté d’une approche pédagogique.

Le deuxième site s’appelle Peoples311, en référence au service téléphonique 311 de NY qui sert aux habitants à échanger des infos à caractère non urgent (accès à des services, infos variées…).
L’objectif du site est donc de donner aux habitants de NY la possibilité d’illustrer en images toutes ces petites choses insignifiantes que l’on peut constater au quotidien, qui ne nous concernent pas directement et qui seraient toujours le problème d’un autre : « sidewalk or bikelane hazards, illegal outdoor advertising, dead or dying street trees, potholes, peeling paint in public places (subways), damaged or open fire hydrants, missing or dangling traffic signs, fallen over newspaper boxes, illegal dumping… »
L’idée sous-jacente est : plutôt que de se plaindre de son environnement et ne rien faire en se disant que c’est au gouvernement/mairie d’agir, faites savoir ce qui vous déplait grâce à Internet, en parallèle au service officiel du 311. Les photos sont alors hébergées sur Flickr.
On peut voir du bon et du moins bon dans cette initiative. Le bon étant de se dire que la qualité de notre environnement dépend autant de nos petites initiatives et actions que des grands programmes publics dont on peut parfois se sentir très déconnectés.
A l’inverse, ce système est très dans l’esprit des Neighbourhoodwatch, où les habitants se substituent en quelque sorte à une autorité supérieure.

Néanmoins, ces deux projets me semblent être de bons exemples de la capacité d’Internet à être un puissant connecteur entre préoccupations citoyennes et mise à disposition d’informations souvent difficiles à trouver. A quand le site des emplacements les plus pollués de France, mais sous une forme qui ne soit pas qu’une affaire de « spécialistes » ?
En prime, une petite application que j’ai découverte grâce à Eric Pakurar de Naked, Animoto. Un outil qui permet de faire un diapo à partir de ses photos et avec la musique souhaitée, le tout en 3 clics. C’est assez bluffant. Via le clic, une première tentative avec des images de Tadanori et une bande son de J Walter Negro.

1 commentaires:

Anonymous Philippe Schoen a dit...

Au cours du BarCampAlsace2 un agent d'assurance a présenté un projet de remontée d'informations sur les sites pollués, dans lequel il intégrait également la mémoire du site (des habitants pouvaient décrire les actvités passées).

Pour une compagnie d'assurance, c'est de l'info gratuite et ô combien importante pour la gestion et l'évaluation des risques.

Les informations devaient être géolocalisées. Certains participants lui ont suggéré de faire un mash-up avec Google Earth. Je ne sais pas où en est le projet, mais je lui envoie ton post.

10:01 AM  

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